La brague, un  fleuve  sauvage menacé  par  la pollution

      La Brague, fleuve à double visage : havre de quiétude et de fraicheur pour les promeneurs en été, devient impétueux et dévastateur lors des violents orages méditerranéens à l'automne ou au printemps. Situé dans un Parc Naturel Départemental, elle fait, hélas, l'objet de pollutions diverses. Pollution durable avec la station d'épuration des Bouillides (ex. nitrates et phosphates) malgré sa mise à niveau récente ou pollutions ponctuelles comme au Printemps 2016 (rejet d'eaux usées suite à la destruction d'un important collecteur d'égout par une entreprise de construction d'un chantier quartier des Soulières). 

      La Brague prend sa source à Châteauneuf et parcourt 20 km sur 300m de dénivelé pour atteindre la mer.

Elle est alimentée naturellement par les sources karstiques souterraines de Gourdon et Grasse (massifs calcaires) mais aussi artificiellement par les rejets de la station d'épuration des Bouillies (Sophia-Antipolis) créée en 1983.

     Après une mise à niveau et un extension de sa capacité de traitement à 50.000 équivalent habitants, en 2012, pour un coût de 15 millions d'euros, cette station rejette encore des substances polluantes alors qu'une station de pompage (proche du Golf de Biot) puisant dans la nappe phréatique, alimente en eau potable la commune d'Antibes.

    Sa qualité était qualifiée de médiocre par le SIAQUEBA (syndicat intercommunal qui gérait cette ressource naturelle si précieuse)

en raison de la présence de stations d'épurations comme la Bouillide à Sophia-Antipolis.

   La Brague est alimentée par 80 km d'affluents naturels dont les 4 principaux sont la Bouillide (station d'épuration à 1 km

en amont),  la Valmasque et les vallons des Combes et des Horts.

    Elle avait été captée par les Romains pour alimenter Antipolis (Antibes) grâce à des aqueducs.

    Elle jouait également un rôle économique très important pour les Biotois qui avaient construit des béals (caniveaux de dérivation) pour alimenter le village et des moulins pour scier le bois, moudre du blé ou presser des olives.

     L'eau naturelle de la Brague est riche en calcaire ce qui provoque des dépôts en couches successives lorsque le courant est faible. 

   Ces dépôts créent des mini barrages caractéristiques par les concrétions appelés Tufs ou Travertins (dépôt calcaire de 1 à 2 cm d'épaisseur par an).

   Une végétation spécifique, parfois rare, s'y développe, permettant aux larves d'insectes, aux oeufs de poissons, ... de trouver un refuge protecteur au grand bénéfice de la biodiversité.

   Ces roches spongieuses et sa végétation spécifique participent à l'oxygénation et à la purification de l'eau. 

Hélas, le riche écosystème de la Brague s'appauvrit régulièrement en raison des atteintes de l'activité humaine cela malgré la directive Européenne sur l'eau (2004), cadre de référence, qui avait portant instauré une obligation de résultat à l'horizon 2015 pour la protection de cette ressource vitale pour l'homme : L'EAU.

      Notre association veuille attentivement sur ce patrimoine unique et précieux.

    Nous battons aujourd'hui contre l'eutrophisation de la Brague provoquée par les rejets riches en phosphates et sulfates (station d'épuration des Bouillies suspectée de ne pas respecter les taux maximum autorisés) qui font proliférer les algues depuis

quelques années. La prolifération d'algues brunes dans le lit et d'algues vertes en surface étouffe le milieu naturel par l'appauvrissement en oxygène.

    A terme, c'est toute la biodiversité qui va disparaître dans et autour de la Brague, seul fleuve sauvage du département.

    Un demi million de m2 de surfaces de planchers vont être construits dans les 15 prochaines années dans Sophia-Antipolis.

    L'Etat et les élus locaux vont-ils sacrifier cette richesse naturelle au bénéfice de l'urbanisation à outrance ?

 

    


LA  BRAGUE  POLLUÉE  dans l'indifFerence  des  pouvoirs publics  et  des  elus  !

La Brague juste en aval de la confluence de la Bouillide :

prolifération d'algues brunes et vertes étouffant le milieu naturel.

 

 

 

 

 

 

 

 

La Brague juste en amont de la confluence de la Bouillide  : absence totale d'algues vertes !

LA BRAGUE SE MEURE, ASPHYXIÉE PAR LES REJETS D’UNE STATION D’EPURATION ? 

Une rivière tapissée de longues algues "brun foncé", aux rives couvertes d’algues "vert fluo" :

c’est le triste spectacle qu’offre la Brague aux randonneurs depuis 5 à 6 ans (photos : été 2016). 

 

Au delà de cet aspect inhabituel, la biodiversité de notre Parc Naturel Départemental

est en train de mourir, asphyxiée par la prolifération artificielle d’algues. 

 

En question, la station d’épuration des Bouillides qui est suspectée de rejeter d’importantes quantités de substances nutritives 

facilement assimilables par les algues, comme le phosphore contenu dans les phosphates des lessives ou l’azote contenu

dans les nitrates des eaux usées. 

Stimulées par cet apport de matières nutritives, les algues croissent et se multiplient de manière excessive absorbant

quasiment tout l’oxygène présent dans l’eau et conduisant à l’asphyxie de l’écosystème aquatique, ce que l’on nomme

l’eutrophisation, forme singulière de pollution.

L’eutrophisation excessive conduit à la mort de l’écosystème aquatique en quelques années.

On parle alors d’hyper eutrophisation, ce qui est le cas pour la Brague.

Une telle situation est fortement aggravée lorsqu’il fait chaud car la solubilité de l’oxygène

dans l’eau diminue lorsque la température augmente mais aussi lorsque les eaux sont peu rapides

et reçoivent beaucoup de rejets issus de l’activité humaine (stations d’épurations, usines, fosses septiques, ...).

 

Cette situation inquiétante n'est pas prête de s'arrêter en raison du réchauffement climatique, des rejets polluants et

de pression de l'urbanisation galopante (500.000 m2 projetés à Sophia-Antipolis d'ici 2030).

Les nombreuses espèces protégées vivant dans la Brague sont condamnées à disparaître si rien n'est fait rapidement.

 

Suspectée, la station d'épuration des Bouillides ne respecte donc pas la loi Européenne sur l'Eau, mise en application depuis

le 1er janvier 2015, qui interdit tout rejet de produit polluant dans les milieux aquatiques.

Cela est particulièrement surprenant dans la mesure où cette station d'épuration avait fait l'objet de coûteux travaux en 2013  

(13 millions d'euros d'argent public) afin d'augmenter sa capacité de traitement mais aussi afin d'améliorer la qualité des eaux rejetées dans le milieu naturel : installation de Biofiltres (traitement biologique à l'azote) pour éliminer .... les nitrates (tiens tiens) mais aussi système d'Ozonisation (traitement de l'eau potable) efficace pour traiter les micropolluants comme les résidus de médicaments.

Le gestionnaire avait insisté sur le choix de ces installations qui anticipaient la future législation Européenne sur l'eau           (réduction de 33 substances dites "prioritaires" à l'horizon 2015).                                                                                                             Elle devait être une des stations d'épuration .... les plus performantes d'Europe !

Le problème du suivi de cette station d'épuration est l'auto-contrôle : les analyses d'eau rejetées dans le milieu naturel                  sont réalisées par une société appartenant au gestionnaire de la station, un groupe international.                                                Nous n'avons aucune confiance dans les auto-contrôles et demandons au Préfet d'imposer un bureau d'analyses indépendant !    

    

 Notre association a saisi le SMIAGE (nouvel organisme public départemental) et l'ONEMA 06 (Office National de l'Eau) avec

copie aux services préfectoraux du département mais tout le monde reste muet depuis 3 semaines !

 

L'ASEB-AM réclame la réduction rapide et drastique de tous les rejets polluants dont les nitrates, les phosphates et autres nutriments, faute de quoi, notre fleuve deviendra vite un caniveau mal odorant (ce qui l'est déjà au niveau de la station d'épuration des Bouillies) dénué de toute vie aquatique conduisant à la mort de la biodiversité de notre Parc Naturel Départemental, sensé être protégé des excès de l'activité humaine.


POLLUTIONS

La Brague, située dans un Parc Naturel Départemental, est alimentée par la station d'épuration des Bouillides qui est suspectée de rejeter beaucoup trop de phosphates et de nitrates conduisant à l'eutrophisation du milieu aquatique (appauvrissement en oxygène). Chaque été nous constatons la prolifération d'algues (photo et article, ci-dessous) qui étouffe le milieu naturel à cause de sa consommation exagérée d'oxygène.
La biodiversité est très menacée.

Ces taux de rejets sont pourtant interdits

par les lois Européennes sur l'eau.

 

FAUNE

Article en cours d'élaboration.

FLORE

Article en cours d'élaboration.